NAISSANCE ET CONSÉCRATION D’UN ORCHESTRE VUES PAR LA PRESSE
Un Così de chef
« Qu’importe la scène dès lors, puisque la moindre variation psychologique est dans l’orchestre – dans le pianoforte de Paolo Zanzu aussi, qui n’a pas moins de délicatesses.
L’alliage entre élan, jamais pris en défaut – ce naturel, cette fluidité des phrasés –, et l’infinie subtilité des intentions est aujourd’hui unique, dans les airs comme dans les ensembles, débordants d’une vie illuminée ou soudain assombrie par les éclairages constamment changeants de ce geste prodigieux. Et qui ne pourrait être plus limpide. »
Mehdi Mahdavi, altamusica.com, 24 mai 2012
Au Théâtre des Champs-Élysées, un “Così fan tutte” transfiguré
« Comme l’an dernier dans Idoménée, la battue du jeune chef, à la tête du Cercle de l’Harmonie, exalte les vertus premières du style mozartien : l’élégance aristocratique du geste et la vivacité mercurielle des mouvements. Le galbe sans bavure des lignes mélodiques et la pulsation sanguine des rythmes. Le reste, pour les chanteurs comme pour les instrumentistes, en découle sans devoir forcer le trait : le comique loufoque des mascarades comme le mentir-vrai des aveux amoureux, le vertige sensuel comme les fêlures intimes, la griserie des embarquements pour Cythère, comme l’amertume des retours à la terre ferme. »
Gilles Macassar, telerama.fr, 23 mai 2012
Sortie Cd : Le Paris des Romantiques
« La vitalité, la richesse de texture, servies par un chef expert en finesse agogique, défendent l’écriture d’un vrai tempérament symphonique, véritable dramaturge orchestral déployant une grande culture orchestrale citant Schubert et Mendelssohn, mais aussi Berlioz… pas seulement.
Mêmes superbes respirations pour la Rêverie pour violon d’un Berlioz, traversé par la grâce virtuose ; même vitalité fruitée des interprètes qui rappellent non sans pertinence là encore les accents et couleurs de la Fantastique.
L’apport des instruments d’époque (dont pour le piano, un Erard de 1837 de la collection Edwin Beunk) dans le Concerto pour piano n°1 de Liszt confirme évidemment la justesse de l’expérience ; le bénéfice en terme de couleurs, mais surtout de rapport et d’équilibre entre les masses, les pupitres, le soliste et l’orchestre sont jubilatoires ; d’autant que la finesse et la fluidité du toucher de Bertrand Chamayou déploient toute leur brillante intelligence dans une partition passionnante… qui respire, palpite, déborde d’accents et de nuances emperlées.»
Benjamin Ballifh, classiquenews.com, 8 mai 2012
Un Bach à l’Opéra-Comique
« Cette véritable résurrection doit beaucoup aux talents conjugués du jeune Jérémie Rhorer (né en 1973) et de ses instrumentistes du Cercle de l’Harmonie, qu’il dirige avec finesse, vivacité et un sens inné des contrastes. »
Mihaï de Brancovan, Revue des deux mondes, mars 2012
Le petit Bach à l’Opéra-Comique
« Mais c’est au Cercle de l’Harmonie de Jérémie Rhorer que revient la pleine résurrection de cet Amadis entre baroque finissant et classicisme naissant, resté au tombeau lyrique depuis plus de deux cent trente ans. »
Marie-Aude Roux, Le Monde, 6 janvier 2012
« Amadis de Gaule » à l’Opéra Comique
« Régnant sur le tout, les brillants musiciens du Cercle de l’Harmonie évoluent dans un registre familier qui est celui fixé par les fondateurs de l’orchestre : ce répertoire, parfois oublié, né à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, entre baroque finissant et classicisme naissant. Ils sont conduits magnifiquement par Jérémie Rhorer qui rend justice à la musique en la servant avec une suprême élégance, une virtuosité, une vivacité d’esprit, une sensibilité frémissante qui « parlent à l’âme », comme on eut dit volontiers du temps de Marie-Antoinette. »
Raphaël de Gubernatis, Le Nouvel Observateur, 4 janvier 2012
« Un Bach à découvrir »
« Cet Amadis a permis au Cercle de l’Harmonie de briller de mille feux. On saluera autant l’homogénéité des pupitres que la discipline des cordes et le moelleux des instruments à vent (bassons, flûtes) qui en font un des meilleurs ensemble français d’instruments anciens. Jérémie Rhorer conduit son orchestre avec son dynamisme et sa sensibilité coutumiers, adaptant les tempos à l’expression et assurant une parfait entente entre la fosse et le plateau. »
Philippe Venturini, Les Echos, 2 janvier 2012
« Amadis de Gaule » Enchantements et sortilèges à l’Opéra Comique
« Vive, tour à tour légère ou puissante, précieuse par à-coups, grave aussi, sinon tragique, la partition est riche d’une palette dont rend compte avec délices Jérémie Rhorer. Sous sa direction alerte, tous les registres vibrent, du clair au sombre, de la nuit noire aux matins radieux. Les musiciens, ce sont ceux du vaillant et pétillant Cercle de l’Harmonie. »
Didier Méreuze, La Croix, 1er janvier 2012
Tragique sublime à Versailles
« Jérémie Rhorer et ses musiciens du Cercle de l’Harmonie apportent tout l’engagement nécessaire dans la juste proportion sonore mais aussi l’éclat d’un instrumentarium qui frappe par ses teintes sombres voire lugubres dont nous avons parlées ; et c’est là que l’ouvrage se montre passionnant. (…) Courrez applaudir ce nouvel accomplissement à Versailles. »…
Alexandre Pham, classiquenews.com, 11 décembre 2011Disponible également sur ce site un reportage sur Amadis de Gaule publié le 19 décembre 2011.
Amadis de Gaule : étonnant enchantement
« Il faut rendre hommage aussi à Jérémie Rhorer à la tête de son ensemble Le Cercle de l’Harmonie qui réussit à faire vivre et vibrer cette musique tout à la fois de cours et virevoltante. »
Pascale Besses-Boumard, La Tribune, 11 décembre 2011
Johann Christian Bach : Amadis de Gaule. Quand les apparences sont trompeuses
« Le jeune chef Jérémie Rhorer s’affirme comme un défenseur de premier ordre de l’oeuvre de Johann-Christian Bach. (…) Le Cercle de l’Harmonie brille de bout en bout sous la baguette toujours alerte (et attentive) de son jeune directeur musical. (…) Bénéficiant d’une battue claire et précise, Jérémie Rhorer mène ses musiciens sur des sommets, alternant agréablement moments de profonde douceur et musique éclatante. »
Sébastien Gauthier, ConcertoNet.com, 15 décembre 2011
5 diapasons pour le CD Beethoven
« (Jérémie Rhorer) sait habilement infléchir ou resserrer les attaques, la tension, pour relancer les phrasés. Les couleurs sont vives, la présence immédiate (une excellente prise de son n’y est pas pour rien). … La Romance, enfin, révèle la délicatesse presque gracile, mais pleine de charme, de Julien Chauvin. »
Marie-Aude Roux, Le Monde, 23 août 2011
« Le Paris des Romantiques » au Festival Berlioz – la Côte Saint André
« Même lieu, même heure, même chaleur le lendemain 19 août. Mais cette fois un bonheur de musique avec le Cercle de l’Harmonie que Jérémie Rhorer dirige avec de plus en plus de précision et de finesse. »
Marie-Aude Roux, Le Monde, 23 août 2011
La jeunesse flamboyante
« C’est la nouvelle génération des grands, des très grands », s’est enthousiasmé le directeur artistique du festival, Bruno Messina. Berlioz lui-même aurait pu leur allouer les mots qu’il avait attribués au Concerto de Liszt, « si neuf, si brillant, si frais et si brûlant »…
Philippe Frieh, Le Dauphiné libéré, 20 août 2011
CD Beethoven
« Julien Chauvin capte bien de la Romance pour violon, les racines vocales et sentimentales qui ont vu ce genre musical éclore dans un contexte rousseauiste pour séduire ensuite jusqu’à un Schumann. »
Éric Taver, Classica, juillet/août 2011
Idoménée
« La direction de Jérémie Rhorer est intelligente, brillante, élégante, raffinée et rend dans leur vérité la subtilité de ces différents climats. Avec une qualité sonore de chaque instant, la dynamique du Cercle de l’Harmonie se révèle idéale dans cette salle. »
Gérard Mannoni, Classica, juillet/août 2011
La Naissance d’un Maître
« Vélocité des traits aux pupitres de vents, légèreté et précision d’archet aux cordes : on ne voit pas actuellement en France quel ensemble sur instruments d’époque champagniserait la musique du jeune Beethoven avec cette effervescence colorée, cette jubilation stricte. »
« Pourquoi les symphonies de Beethoven nous arrachent si puissamment à nous-mêmes demandait le compositeur André Boucourechliev. L’interprétation du Cercle de l’Harmonie fournit la réponse : grâce à leur mélange d’ivresse et de maîtrise, de vertige et d’aplomb. »
Gilles Macassar, Télérama, 25 juin 2011
Bel « Idoménée » au Théâtre des Champs-Élysées à Paris
« Le secret des opéras de Mozart, c’est l’esprit d’équipe. Une distribution mozartienne, c’est une alchimie où tous les rouages doivent s’imbriquer, et où le mariage des voix et des personnalités doit être au service de l’interaction entre théâtre et musique. De ce point de vue, l’Idoménée présenté actuellement au Théâtre des Champs-Élysées dans le cadre du premier festival Mozart, est un pur régal. »
Christian Merlin, Le Figaro, 21 juin 2011
Mozart à vif
« Fin connaisseur de cet opéra qui l’a révélé au public au Festival de Beaune en 2006, Jérémie Rhorer sait que l’orchestre a le premier rôle parce qu’il ne quitte jamais la scène. Son Cercle de l’Harmonie, ensemble d’instruments anciens qu’il fonda avec le violoniste Julien Chauvin, brille de mille feux, fait montre d’une homogénéité exemplaire et déploie une palette de nuances d’une rare subtilité. Le geste sûr mais souple, toujours attentif aux chanteurs, le jeune chef met à vif les tensions et les sentiments de cet opéra étourdissant d’un Mozart de 25 ans, organisé avec une rare efficacité dramatique. Un travail de maître. »
Philippe Venturini, Les Échos, 20 juin 2011
Idoménée à écouter les yeux fermés
« Reste la musique, que Jérémie Rhorer mène avec une verve contagieuse et un sens certain du panache mozartien. »
Marie-Aude Roux, Le Monde, 19-20 juin 2011
Mozart servi avec art
« Traumatisé par les massacres en règle organisés ces 15 dernières années à Aix et à Salzbourg, relayé de surcroît par Arte, nombre de jeunes gens doivent s’imaginer que les opéras de Mozart sont une calamité musicale et théâtrale. On ne saurait pourtant trop leur recommander de se précipiter au Théâtre des Champs-Élysées qui a confié la programmation de son nouveau festival Mozart au jeune chef Jérémie Rhorer, meilleur interprète mondial de sa musique, avec René Jacobs. »
« Le Cercle de l’Harmonie déploie pendant trois heures un son rond, chaud, vibrant de mille nuances. A cette splendeur orchestrale, résultat d’un travail sur les gradations dynamiques, aux antipodes de l’hystérie baroquisante en vogue ces dernières années, répond la finesse de grain et la luminosité exemplaire du chœur les éléments, de Joël Suhubiette. »
Éric Dahan, Libération, 17 juin 2011
Rhorer, figure de la nouvelle génération
« L’important est évidemment l’orchestre du Cercle de l’Harmonie et son chef Jérémie Rhorer. Cet ancien assistant de William Christie, est devenu l’un des plus grands espoirs de la direction d’orchestre. Mozartien dans toutes les fibres de son corps et de son âme, il impulse à sa formation mais aussi à tous les orchestres qu’il dirige, une intensité, une pulsation, une sensibilité et une sensualité remarquables. Il est un des chefs les plus attendus de la nouvelle génération. »
Nicole Duhault, le JDD, 16 juin 2011
Jérémie Rhorer, Maestro aux mains libres
« C’est dans cet opéra que la vitalité du chef et de son ensemble, le Cercle de l’Harmonie, ont éclaté en 2006 au festival de Beaune. Pour son premier opéra, ce trentenaire fait preuve d’une telle maturité qu’on le compare au maestro Ricardo Muti. En parallèle à cet Idomeneo, sort la Naissance d’une maître un disque que le Cercle de l’Harmonie consacre au jeune Beethoven. « Nous avons choisi de jouer ces premières réussites pour comprendre comment se forme un style », analyse le chef. La maturité, l’énergie, le travail assidu, comme à ses débuts : c’est le style Jérémie Rhorer. »
Séverine Garnier, TGV Magazine, juin 2011
Beethoven : Symphonie n°1, ouvertures et arias, un CD Ambroisie-Naïve
« Dans ce Beethoven à la croisée des chemins, tourné vers ses aînés Haydn et Mozart, déjà gêné aux entournures par les codes de son temps, le Cercle de l’Harmonie délivre une leçon de vitalité comme de construction. Superbe contribution de la soprano américaine Alexandra Coku, voix pleine mais lumineuse, sensible mais théâtrale. »
Yutha Tep, Cadences, juin 2011
Festival Mozart au Théâtre des Champs-Élysées
« Pour trois ans, Michel Franck confie la direction artistique à Jérémie Rhorer, chef français de 37 ans que l’on vous vante depuis 5 ans comme l’un des meilleurs mozartiens de notre époque. C’est d’ailleurs avec Idomeneo que tout a commencé, à Beaune, où Anne Blanchard la directrice du festival avait fait confiance au jeune inconnu. Comme souvent elle ne s’est pas trompée ! France Musique refusant de capter le concert, elle avait convaincu la Fondation France Telecom – aujourd’hui Fondation Orange – de financer un enregistrement. »
Christian Merlin, Le Figaro, 15 juin 2011
Le chef d’orchestre Jérémie Rhorer : rencontre
« Romantique de cœur mais baroque d’instinct, par exigence et volupté de l’oreille. Élève de Christophe Rousset dans sa classe de clavecin au conservatoire de Paris, où il glane une fertile moisson de premiers prix (y compris d’écriture), Jérémie Rhorer reçoit en privé du regretté Emil Tchakarov, chef d’orchestre bulgare prodige, protégé de Karajan, et trop tôt disparu, de précieux conseils de direction. Son viatique tenait en peu de mots : absorber les partitions jusque dans leurs moindres secrets et apprendre sur le tas, avec un orchestre à soi »
Gilles Macassar, Télérama, 11 juin 2011
Beethoven à la source
« La vraie surprise est la confirmation de l’excellence de l’orchestre sous la baguette du chef, reste cette symphonie n° 1 des origines où le tempérament de Beethoven se dévoile, se précise, enfle avec un nerf et un style racé, et là encore, toujours, viennois, sidérant. Rhorer plonge dans une chorégraphie impétueuse, à la fois courtisane et policée, sans perdre le nerf, s’inscrit résolument dans la trépidation ; un feu jaillissant mais jamais débordant, d’une précision rythmique exemplaire. Ce qu’apporte Jérémie Rhorer c’est le sentiment de l’émergence, de l’accomplissement. Superbe prestance d’un orchestre idéalement articulé. »
Carter Chris Humphray, Classicnews, 2 juin 2011
Jérémie Rhorer en son Cercle : électrisant
« « Il faut y être pour mesurer ce qu’on aurait raté en n’y étant pas » : c’est ce qu’ont pu se dire les mélomanes venus au Bozar mardi dernier. (…) Une brillance, une transparence et une plénitude exceptionnelles, surgies de la commune vision de tous les pupitres, cordes, vents, timbales, liés par un rapport organique à leur chef. Rhorer mène son petit symphonique comme un violoniste (virtuose) son archet : tout passe, tout irradie et prend sens. La dentelle et le feu. »
La Libre Belgique, 11 février 2011
Un Beethoven de première jeunesse avec des musiciens de belle jeunesse
« Un Beethoven servi hier soir à l’opéra avec élégance, distinction et panache par de jeunes musiciens qui eussent pu être ses compagnons de route. (…) Les musiciens du Cercle de l’Harmonie ont donc résolu d’affronter l’univers beethovénien avec un certain sens de l’effronterie de bon aloi qui sied aux âmes bien nées : instruments d’époque, sens de l’équilibre des masses sonores, tempi sans langueur, sans pesanteur, « vif et léger » comme il est parfois écrit sur les partitions. »
Jean-Maire Duhamel, La voix du Nord, 2 février 2011
Mozart et Haydn à la MC2 de Grenoble
« L’énergie débordante du Cercle de l’Harmonie dépasse le seul jeu rythmique : ces musiciens ont une manière propre de se jeter dans la musique, de la presser pour en extraire les multiples subtilités comme ce jeu sur les contrastes qui suggère un véritable dialogue entre chaque phrase. »
Gilles Mathivet, Les petites affiches de Grenoble, octobre 2010
Lodoïska en Italie
« Cet authentique chef-d’oeuvre a indubitablement bénéficié de l’extraordinaire performance du Cercle de l’Harmonie, sous la direction de Jérémie Rhorer. Cinq minutes de standing ovation pour terminer la soirée… »
Corriere della Serra
« Jérémie Rhorer et Le Cercle de l’Harmonie nous offrent une lecture nerveuse, acérée, dramatique, richissime de couleurs orchestrales. »
La Repubblica
Lodoïska au Théâtre des Champs-Elysées
« Encore une merveilleuse (re)découverte à mettre au crédit d’un partenariat avec le Palazzetto Bru Zane. Lodoïska de Cherubini est une oeuvre enthousiasmante, qui recèle bien des trésors ! La distribution est un quasi sans faute, et on se prend à rêver, devant ces interprètes si jeunes et si beaux, à une version scénique, d’autant plus que chacun d’entre eux, sans exception, possède une diction irréprochable. Le Cercle de l’Harmonie est éblouissant de sûreté, de beauté de son (le cor !) et de précision. »
Catherine Scholler, Resmusica
« Les musiciens du Cercle de l’Harmonie (avec un Julien Chauvin plus impliqué que jamais!) sont superbes et ce ne seront pas quelques rares anicroches (au début du quatuor final «Floreski! Floreski!» à l’acte I) qui effaceront cette impression d’ensemble. Les bois, d’une dextérité à toute épreuve, secondent parfaitement de très belles cordes, rehaussées en outre par des cuivres triomphants (quatre cors, deux trompettes et un trombone, ce dernier requis pour la fin de l’œuvre). Très à son affaire, Jérémie Rhorer conduit l’ensemble avec une passion, une énergie et une attention infaillibles: il est sans nul doute le principal artisan d’une très belle soirée qui aura permis de fêter à son tour le deux cent cinquantième anniversaire de la naissance de Luigi Cherubini, malheureusement trop discret. »
Sébastien Gauthier, Concertonet
Rhorer couronne Thamos à Beaune
« Rhorer fait de la musique un plaisir. (…) Chez lui l’évidence fait différence : il donne à voir, à vivre, à respirer. Le grand talent de Rhorer est aussi de décomplexer l’auditeur : la musique est une fête, enthousiasme partagés ! (…) Pas un détail de l’orchestre tempi, articulation, nuances, accents, qui ne réponde à une logique et ne légitime la cohésion mûrement réfléchie. »
Roland Duclos, La Montagne, 6 juillet 2010
Versailles, l’Amant Jaloux : un enchantement visuel de chaque instant
« À la tête du Cercle de l’Harmonie, Jérémie Rhorer offre de Grétry une image étincelante de vivacité, de nerf et de charme. Par sa précision et ses couleurs, cette jeune formation s’impose désormais comme un partenaire indispensable du répertoire du XVIIIe siècle. »
Jacques Bonnaure, Opéra Magazine, janvier 2010
A claire voix
« Il n’est pas indifférent à la splendeur de ce disque que Philippe Jaroussky ait choisi pour orchestre le Cercle de l’Harmonie, une formation jouant sur instruments anciens et dont le fondateur et chef, Jérémie Rhorer est sans doute le meilleur mozartien du moment avec René Jacobs. »
Eric Dahan, Libération, 12 décembre 2009.
Johann Christian Bach – La Dolce Fiamma
« Qu’il précède ou épouse le chant, le Cercle de l’Harmonie allie, sous la direction de Jérémie Rhorer cette subtilité et ce pétillement qui, selon les mots du contre-ténor même, caractérisent la musique de Johann Christian Bach.»
Mehdi Mahdavi, Cadences, décembre 2009
Nouveauté Johann Christian Bach / Diapason d’or
« Sentimi non partir et Ebben si vada ; comment ne pas succomber à la force du récitatif qui introduit le premier d’entre eux, et à la mélodie à laquelle violoncelles, flûtes, clarinettes et pianoforte offrent un écrin somptueux, ou, dans le second au chant du hautbois ? Dans toutes ces pages, Jaroussky est à son meilleur. Ce qui chez d’autres ne serait que prouesse devient pur enchantement. Le Cercle de l’Harmonie de Jérémie Rhorer et Julien Chauvin, l’un au pupitre, l’autre premier violon, l’accompagne, vibrant, chaleureux, juvénile, dans sa réhabilitation d’un maître qui, entre Haendel et Mozart, mérite sa place au premier rang. »
Michel Parouty, Diapason, novembre 2009.
…Que Mozart est heureux à Beaune !
« Les voix se marient idéalement et proposent des ensembles d’un hédonisme miraculeux. (…) Ce sortilège aurait été impossible sans un maître d’oeuvre inspiré. Il s’agit bien entendu de Jérémie Rhorer, à la tête de son Cercle de l’Harmonie. Le chef soutient fermement ses solistes, voire les transcende, et obtient de l’orchestre un son rond et chaud, une énergie communicative et un évident plaisir de jouer (il suffit de regarder l’expression du visage de Julien Chauvin, le premier violon, pour en être convaincu). »
Catherine Scholler, Opéra Magazine, septembre 2009
Mozart enchante le festival de Beaune
« Jérémie Rhorer avance vers le pupitre, abaisse la baguette pour le premier accord de l’ouverture, et l’on est aussitôt happé, capté, captivé : on sait qu’il ne nous lâchera plus jusqu’à la fin. Dans les conditions les plus défavorables qui soient, une acoustique réverbérée, avec les chanteurs dans le dos, Rhorer a dans le sang la pulsation du théâtre mozartien. Il en maîtrise le timing et les enchaînements, il fait corps avec le texte, il marie les voix. Autant dire qu’il a quelque chose que les autres n’ont pas. Le tout avec un naturel et une tonicité qui se transmettent à ses musiciens du Cercle de l’Harmonie avec pour courroies le bras et les yeux du premier violon Julien Chauvin. Bonheur des oreilles, avec ces instruments incisifs mais chantants, délicats mais charnus, bonheur des yeux aussi, à voir l’engagement total des instrumentistes et la complicité de leurs échanges de regards. »
Christian Merlin, le Figaro, 29 juillet 2009
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Vu à la MC2
« Devant cette oeuvre (Symphonie n° 29 de Mozart) ressassée de Mozart, on a ce soir le sentiment d’assister à la première de cette symphonie créée en 1774, et d’écouter une oeuvre expérimentale inédite elle aussi. Les couleurs, les accents, la mise en avant de certaines sonorités de l’orchestre, tout surprend, excite et convainc. La direction très visuelle de Jérémie Rhorer aide à voir la structure de chaque mouvement. Et les musiciens, qui savent ce qu’on attend d’eux, y prennent un évident plaisir. »
Gilles Mathivet, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, 22 mai 2009
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Entrez dans le cercle
« Depuis sa fondation en 2005, par Jérémie Rhorer et Julien Chauvin, le Cercle de l’Harmonie a rapidement gravi les échelons de la renommée, à tel point que Virgin ne s’y est pas trompé. D’abord sollicité pour accompagner un récital Mozart de la soprano Diana Damrau accueilli très justement avec enthousiasme, il ne se contente pas de récidiver aujourd’hui avec un volume 2, il tient l’affiche en solo dans 3 symphonies du même Salzbourgeois. (…) Deux bonheurs n’arrivant jamais seuls, c’est à un petit et courageux éditeur, Eloquentia, que l’on retrouve ces fringants jeunes gens pour un triptyque consacré à Joseph Haydn. (…) Trois solistes de classe, chacun assumant à son tour, de la manière la plus collégiale, la direction de l’ensemble. Et toujours la fraîcheur, la jeunesse, la liberté, le plaisir musical. »
Michel Parouty, Les Echos, 10 avril 2009
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Jérémie Rhorer ressuscite Haydn
« Encore une fois, il est de bon ton cette année de s’incliner devant celui que la critique considère comme la révélation 2008, Jérémie Rhorer et son orchestre, le Cercle de l’Harmonie. Et de fait, il y a de quoi ! Non seulement la qualité de jeu allie finesse et précision, technique et musicalité, mais par-dessus tout l’interprétation est véritablement classique. (…) La qualité propre de chaque instrument, la complicité de chaque pupitre, se sont aussi discrètement que brillamment mis au service de Haydn, pour nous en livrer les plus infimes détails. »
Cyril Brun, Resmusica.com, 19 mars 2009
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Sélection CD. Mozart – Symphonies n° 25, 26 et 29
« Le Cercle de l’Harmonie, sûr mais prudent, ne s’attaque pas aux grandes symphonies rebattues mais fait montre d’une belle finesse dans ces trois-ci. Dirigées avec fraîcheur, elles pétillent dans les mouvements vifs et touchent par leur délicate poésie qu’imprime Rhorer à leurs mouvements lents. »
Renaud Machart, Le Monde, 23 février 2009
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« Rhorer gibt das Allegro con brio wie eine fundierte Absichtserklärung Mozarts: Hoppla, jetzt komm ich! Nämlich beklemmend wüst, expressiv, mit auf die Spitze getriebenen dynamischen Licht- und Schattenwechseln und einem Furor, der Angst einjagen kann. »
Die Zeit, février 2009
« … avec un plaisir communicatif, celui qu’éprouvent les musiciens du Cercle de l’Harmonie, sous la direction inspirée de Jérémie Rhorer. »
Marie Aude Roux, Le Monde, janvier 2009
« Rassemblés par Julien Chauvin, premier violon formé à la meilleure école baroque, les instrumentistes du Cercle de l’Harmonie sont les seuls en France à détenir ce secret de fabrique du style mozartien – équilibre entre exubérance et retenue, distinction et abandon, gravité et sensualité . »
Gilles Macassar, Télérama, janvier 2009
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« … On ne connaissait Jérémie Rhorer que de nom En totale symbiose avec la version scénique, le jeune chef fait chanter la partition, dans un réjouissant équilibre sonore, avec une joie communicative, une conviction de tous les instants, une allégresse toute communicative, le Cercle de l’Harmonie, formation composée d’une vingtaine de musiciens rompus à ce répertoire fin XVIIIe siècle. »
Art & Culture, Monte Carlo décembre 2008
« … Autour du premier violon, Julien Chauvin, formé à l’école anti-académique des instrumentistes baroques hollandais, se fédère le Cercle de l’Harmonie – cercle au sens de club, regroupement huppé de musiciens férus d’organologie, épris de perfection stylistique autant qu’ennemis de la routine et de la banalité. Bref, un cercle d’instrumentistes exigeants ayant résolument refusé la sécurité assoupie des orchestres symphoniques traditionnels Après un Idomeneo de Mozart magistral à Beaune, aujourd’hui, Bernard Foccroulle leur confie au festival d’Aix en Provence un joyau lyrique de Haydn : l’Infedeltà delusa. Pour Jérémie Rhorer et ses partenaires, c’est la fidélité récompensée. Fidélité à leur idéal de pureté musicale, de distinction artistique – un idéal mozartien – en somme. »
Gilles Macassar, Télérama, juillet 2008
… Autre rencontre, celle de Jérémie Rhorer, chef d’une formation qui s’impose de jour en jour, le Cercle de l’Harmonie, avec Diana Damrau :
« Jérémie Rhorer…obtient de ses musiciens un maximum de concentration et de qualité de son qui m’inspire énormément ».
Diapason, Février 2008
« … Saluons enfin l’attention et l’implication de chaque instant de Jérémie Rhorer à la tête de l‘étonnant Cercle de l’Harmonie, aussi rond qu’incisif et bondissant. Rhorer ne confond pas énergie et sécheresse, tension et précipitation ; le cœur bat, le théâtre vit, bout, déborde, mais comme cela chante ! on devine l’entente complice qui a présidé à l’élaboration de ce petit bijou. »
Classica Repertoire, 30 janvier 2008
« …l’autre artisan de cet air de bravoure, c’est Jérémie Rhorer, jeune chef remarqué en tant que qu’assistant de William Christie et Marc Minkowski, ainsi qu’au festival de Pâques de Deauville.Il dirige désormais régulièrement l’Opéra de Lyon… Il y a longtemps que l’on n’a pas entendu du théâtre en musique de cette trempe, vu un chef diriger de si près ses chanteurs, jusqu’à leur souffler le texte. Des lustres qu’on n’avait pas entendu l’harmonie mozartienne exaltée avec autant de saveur, sur instruments anciens de surcroît. C’est la rencontre de ce Mozart vif, sensible, coloré, dominé avec l’intelligence et l’élégance de Rhorer, et la voix de Diana Damrau… Pour avoir déjà travaillé avec Christie et Harnoncourt, elle ne pouvait pas être surprise par l’approche de Rhorer de la musique du XVIIIe siècle. Ce qu’elle a découvert c’est la complicité avec un garçon de sa génération « bouillonnant de tempérament théâtral » qui lui a permis plus qu’un autre, « d’oser dureté, puissance, couleurs sombres, expressivité très directe ».
Eric Dahan, Libération, 22 janvier 2008
Aria di bravura
« Diana Damrau enchaîne les airs de bravoure avec une époustouflante … bravitude ! Sa témérité à vampiriser les vocalises dont Salieri hérisse ses partitions n’a d’égale que l’énergie et la conviction de ses partenaires à attiser ce répertoire oublié- les instrumentistes virtuoses du Cercle de l’Harmonie, réunis autour de leur premier violon Julien Chauvin, et placés sous la baguette de Jérémie Rhorer. Révélé aux Pâques musicales de Deauville, confirmé dans sa vocation mozartienne au Festival de Beaune, le jeune chef est l’étoile montante de la direction d’orchestre en France. Bernard Foccroulle le nouveau directeur du Festival d’Aix en Provence, ne s’y est d’ailleurs pas trompé, lui confiant, dés cet été et pour sa première saison, l’un des opéras de Haydn les plus délicats, L’Infedeltà delusa. »
Gilles Macassar, Télérama 9 février 2008
Jérémie Rhorer galvanise Les Noces au TCE
« On dit parfois que les miracles n’ont lieu qu’une fois. Cela reste à vérifier. Il y a deux mois, au Festival de Beaune, le jeune chef français Jérémie Rhorer nous offrait, dans des conditions difficiles (acoustique d’église, version de concert), parmi les plus belles Noces de Figaro qu’on ait entendues depuis longtemps. Fort de ce succès dû au talent de découvreuse d’Anne Blanchard, Jeanine Roze Production prenait le chef et son orchestre, le Cercle de l’harmonie, dans son écurie, pour des débuts parisiens au Théâtre des Champs-Élysées dans la même oeuvre.
On craignait d’être déçu, on n’a fait qu’être conforté. C’est une salle en délire qui n’a pu s’empêcher d’éclater en applaudissements avant même que la musique se soit tue. Une salle galvanisée par le rythme trépidant et le naturel fluide que Rhorer, en chef de théâtre né, imprime à la Folle journée de Mozart et Da Ponte réécrivant Beaumarchais. C’est pétillant, bouillonnant sans être agité, rapide sans être précipité.
On aimerait bien un peu plus de nostalgie ou d’arrière-plans, ici ou là, l’orchestre, crépitant, semble parfois tendu (l’enjeu de se produire à Paris ?), mais ce sont là péchés de jeunesse face à tant de maturité : car Jérémie Rhorer est tout sauf un jeune chien fou, il sait exactement ce qu’il fait, et son premier violon, Julien Chauvin, est son relais idéal. Tournant le dos aux chanteurs, le chef ne perd jamais le contrôle des opérations, y compris lorsqu’il doit se faire souffleur pour aider Stéphane Degout quand il oublie son texte… »
Christian Merlin, Le Figaro, 22 septembre 2007
« Surtout, il y a un chef. Fort de son succès dans Idoménée à Beaune l’an passé mais aussi de ses Noces toutes fraîches partagées à Lyon avec William Christie, Jérémie Rhorer avance en chevalier sans peur ni reproche. Entraînées par le premier violon Julien Chauvin, les vingt cordes du Cercle de l’Harmonie sonnent plein, piquant, palpitant, mozartien absolument. D’une flamme égale à sa maîtrise (avec les solistes dans le dos et la radio en direct: quel métier !), fiévreux et joyeux comme la partition, volubile et direct mais parfaitement organisé, quelque chose en lui nous rappelle … Hans Rosbaud.
Ce soir, l’esprit frondeur et fondateur d’Aix soufflait à Beaune. »
Ivan A. Alexandre, Diapason, septembre 2007
Les Noces de Wolfgang Mozart
« Menée tambour battant, cette Folle Journée parvient à réconcilier comédie et grâce. Le tourbillon coloré de l’ouverture rappelle que le théâtre de Mozart se construit d’abord dans la musique : l’orchestre, sans jamais s’effacer devant les chanteurs, rehausse au contraire leur éclat et garantit l’efficacité dramatique. Jérémie Rhorer donne toutes les impulsions que relaient de brillants instrumentistes menés par le premier violon de Julien Chauvin. »
Philippe Venturini, Le Monde de la Musique, septembre 2007
Le sacre de Jérémie Rhorer
« La vingt-cinquième édition du Festival de Beaune fut dominée, comme la précédente, par le bouillonnant chef français. Après avoir fait sensation l’année dernière avec Idoménée, c’est avec Les Noces que le chef a transformé son essai. En le voyant chanter les mots de Da Ponte à l’unisson des chanteurs tout en tenant ses musiciens au bout de sa baguette, on songeait au Karajan qui enregistra ses premières Noces en 1948. Il y a la passion, l’engagement total, mais aussi la technique. Car Rhorer, à l’inverse de nombre de chefs baroques, ne se contente pas de se secouer : il dirige ! »
Jacques Doucelin, Classica, septembre 2007
La baguette magique de Jérémie Rhorer
« A trente-quatre ans, Jérémie Rhorer est le chef d’orchestre français qui monte. Virtuose, enthousiaste, il a triomphé à la Chaise Dieu et est invité par la Philharmonie de Berlin avec sa formation, Le Cercle de l’Harmonie.
Nul n’est besoin d’être prophète pour parier que Jérémie Rhorer sera, dans la saison qui vient, l’une des personnalités musicales qui feront parler d’elles. Le Cercle de l’Harmonie a du pain sur la planche ; mais ceux qui l’ont entendu à Beaune dans Les Noces de Figaro ou à la Chaise-Dieu dans Gluck et Mozart ont été frappés par son dynamisme, sa jeunesse, et plus encore par ses qualités musicales, une discipline d’ensemble des meilleures formations de chambre, à laquelle le premier violon, Julien Chauvin, n’est pas étranger, un son riche et brillant. »
Michel Parouty, Les Échos, 7 septembre 2007
« C’est le jeune Jérémie Rhorer qui créa l’événement en mettant le feu à Idoménée. Une de ces soirées rarissimes dans la vie d’un festivalier, où l’alchimie prend et où il se passe vraiment quelque chose : parce que le chef enflamme ses troupes sans cesser de réfléchir ; parce que l’orchestre est à la hauteur de sa partition et que les solistes ont l’âge de leur rôle et la voix de leur tessiture. Mémorable. »
Jacques Doucelin, Classica, septembre 2006
De l’audace, toujours de l’audace
« C’est pourtant l’équipe de l’Idomeneo de Mozart qui laissera le plus fort souvenir de ce début de festival. Le Cercle de l’Harmonie, ensemble de jeunes musiciens et d’instruments anciens, se montre l’égal de formations plus réputées : insolente virtuosité, énergie conquérante, couleurs et nuances variées.
Jérémie Rhorer a le pouvoir de convoquer les éléments surnaturels et la sensibilité pour comprendre le conflit entre les amours humains et les commandements divins. Une baguette à suivre. »
Philippe Venturini, Le Monde de la Musique, septembre 2006
Mozart dantesque
« Il est des concerts dont on se souvient comme de dantesques tableaux : tel est le cas de l’Idomeneo donné ce week-end au Festival de Beaune. Si l’on en juge par la prestation du Cercle de l’Harmonie ce soir-là, le Sturm und Drang sera en effet son élément naturel.
Jérémie Rhorer fouette ses quarante musiciens avec une irrésistible maestria, les faisant sombrement rugir pour l’apparition du monstre (rarement accord aura paru aussi dissonant), voluptueusement danser avec Electre ou gazouiller dans un « Se il padre perdrei » plus ramiste que nature. Dans ces moments, orchestre, chef, chanteuse et public respirent d’un même souffle, et ce miracle, qu’on ne revivra plus, hante la mémoire. »
Olivier Rouvière, Diapason, septembre 2006
Jérémie Rhorer en état de grâce
« L’énergie qu’il déploie à la tête de son ensemble Le Cercle de l’Harmonie, où chaque musicien semble jouer comme si sa vie en dépendait, n’est sans doute pas étrangère à l’évidence de cette filiation. Car le jeune chef est en état de grâce, soignant le galbe du récitatif accompagné, le dialogue concertant entre voix et instruments, sans que jamais ne fléchisse une tension dramatique presque insoutenable : Idomeneo n’aura sans doute jamais paru si essentiel, et si court. »
Mehdi Mahdavi, Altamusica, juillet 2006
Triomphe de la jeunesse au festival de Beaune
« C’est au centre du Cercle de l’Harmonie qu’aura battu le temps fort de ce deuxième rendez-vous beaunois. Ce jeune orchestre, réuni l’an passé à Deauville, autour de deux perfectionnistes : Julien Chauvin, premier violon et Jérémie Rhorer chef d’orchestre a enthousiasmé par son fier panache, son éloquence intarissable et sa riche palette de couleurs. La beauté radieuse de cet ensemble d’instrumentistes n’avait rien à envier à des formations plus renommées. A 33 ans, Jérémie Rhorer confirme une vive intelligence de la scène et une sensibilité frémissante. Voilà sans conteste, le meilleur jeune chef à qui Anne Blanchard, directrice artistique du festival, a fait confiance. »
Philippe Venturini, La Croix, juillet 2006
« Le lendemain soir, toujours dans la magnifique basilique romane de Beaune, un véritable miracle devait se produire avec Idoménée. Le premier grand chef-d’oeuvre lyrique de Mozart, se situe juste dix ans après La Betulia liberata et dix ans avant la mort du compositeur : tout un symbole que le chef français de 33 ans Jérémie Rhorer a su mettre en relief avec une force de conviction rare à la tête de son orchestre aussi jeune que lui, Le Cercle de l’Harmonie. Une phalange qui mérite son nom, car il y règne une entente parfaite fondée sur la camaraderie complice comme sur l’autorité morale du premier violon Julien Chauvin.
Car on pouvait légitimement se poser la question de savoir comment le dernier né des orchestres baroques tricolores allait se comporter face à la partition la plus foisonnante, et partant la plus difficile de Mozart. Or, ce fut, de la première note de l’ouverture à la dernière du finale, une explosion contrôlée de passion et de beauté sonore inimaginables, en accord parfait avec l’extraordinaire montée de sève que représente l’orchestre d’Idoménée : les contemporains habitués au simplisme des lignes mélodiques italiennes, se sont arraché les cheveux devant pareille avalanche de notes dont leurs oreilles n’arrivaient pas à contrôler le flux !
Jérémie Rhorer, ses musiciens, ses chanteurs aussi jeunes qu’eux ainsi que le chœur de Namur y parviennent parfaitement dans le déchaînement des tempêtes comme dans l’expression de l’amour le plus éthéré. La distribution n’a rien à envier en fraîcheur, en sûreté technique, en fougue et en beauté sonore aux instruments: le Cercle de l’Harmonie s’agrandit aux chanteurs solistes. En dépit de sa jeunesse – qui ne rime nullement avec inexpérience ! – c’est une vraie distribution de festival international qu’a concoctée Anne Blanchard.
Le miracle, c’est que personne ne s’est aperçu de l’absence de mise en scène ! Ce qui a le mérite de prouver la primauté de la musique et du chef dans les opéras de Mozart. Seul regret : l’absence d’une radio pour capter et faire partager à un plus large public des moments aussi rares et constater la naissance d’un chef. »
Jacques Doucelin, Concert classic, juillet 2006
« Réuni autour de Jérémie Rhorer, Le Cercle de l’Harmonie offre une fête mozartienne des plus somptueuse. La mise en place impeccable, l’énergie des accords tranchants, la clarté polyphonique, la beauté des timbres : tout est délectable. (…) On apprécie particulièrement le violon solo Julien Chauvin, qui participe sans s’économiser à cet embrasement de traînée de poudre ; longue vie à ce Cercle de l’Harmonie ! »
Jérôme Bastianelli, Diapason, juin 2006
« La qualité, l’homogénéité et le caractère charnu du petit orchestre d’instruments anciens, parfaitement adapté aux œuvres programmées, ont d’emblée suscité l’adhésion. La rondeur des cordes, emmenée par l’excellent Julien Chauvin, à la légèreté très italienne, voire baroque et au vibrato justement limité dans la partie concertante de la sérénade. »
Stéphane Guy, Concerto.net, avril 2006
« Les jeunes musiciens réunis autour du violoniste Julien Chauvin et du claveciniste Benjamin Alard attisent la braise sans vaine agitation, ils soutiennent la déclamation, elle se libère. »
Gaëtan Naulleau, Diapason, mars 2006
« Les violons du Cercle de l’Harmonie accompagnent ses larmes (A. C. Antonacci), le violoncelle et la contrebasse les battements de son cœur. L’ensemble agit sur le public comme une parenthèse magique. »
Luxembourg, Tageblatt, février 2006
« Une symphonie singulière d’Henri-Joseph Rigel et la Symphonie n°29 de Mozart célèbrent les débuts très prometteurs du Cercle de l’Harmonie (efficacité et musicalité évidentes de Julien Chauvin, premier violon).
Jérémie Rhorer dirige d’un geste sûr et léger. Il donne l’impulsion juste, conduit sans bousculer, concilie l’élan et l’intelligibilité. »
Philippe Venturini, Le Monde de la Musique, juin 2005


